Les rapports et les études sur le développent humain et économique du Maroc se suivent et se succèdent, mais restent unanimes sur un point : pas de bond en avant sans une vraie réforme du système éducatif marocain.

 

L’école est notre talent d’Achille, le marqueur de toutes les inégalités et la matrice de nombreux problèmes qui menacent le mieux-vivre collectif auquel on aspire. Faut-il désespérer et baisser les bras ? La réponse est : non! Il existe encore une chance qu’il faudrait saisir pour s’en sortir de la crise et changer la donne.

 

Les premières mesures prises par Mohamed Hassad, le ministre de l’Education nationale, semblent aller dans le bon sens. Elles expriment l’existence d’une volonté politique pour transformer ce secteur et redonner de l’espoir à tout le monde. L’amélioration des conditions de travail des enseignants, la réduction du nombre d’élèves dans les classes, le recrutement de 16000 nouveaux professeurs, ainsi que l’enseignement des langues étrangères à l’école primaire sont des mesures significatives qui pourraient présager l’arrivée de réformes, plus ambitieuses et profondes.

 

L’adoption d’une loi-cadre sur l’éducation, permettra de fixer les grandes orientations et objectifs de ces réformes. La loi-cadre est un moyen pour assurer une continuité de la politique publique éducative, sans être victime des changements des ministres et des gouvernements. Au sein des Citoyens, nous observons avec un grand intérêt et optimisme la mise en place de ces réformes. L’avenir de tout le pays en dépend. 


Abdellah Tourabi

Abdellah Tourabi

Journaliste, chroniqueur et spécialiste de l'Islam politique au Maroc.