Empowerment féminin dans la sphère économique

Au Maroc, des avancées considérables ont été réalisées en matière de droits des femmes et de lutte contre les discriminations faites aux femmes, dans la lignée des dispositions garanties par la constitution de 2011. En outre, le gouvernement marocain a engagé un processus important en matière de bonne gouvernance dans les entreprises publiques et privées, notamment par la publication du Code des bonnes pratiques de gouvernance, par la promotion de l’approche genre au sein des instances de régulation, et par le renforcement de la présence féminine en politique.

Néanmoins, le statut de la femme marocaine reste vulnérable, sachant que le renforcement de ses droits et de sa place au sein de la société passe nécessairement par son autonomisation financière : égalité salariale, lutte contre les discriminations à l’embauche et le harcèlement sexuel en entreprise, inclusion socio-économique des auto-entrepreneuses et accès aux financements. Or, le taux d’activité des femmes est de 23%( un des plus faibles au monde), seulement 4% des chefs d’entreprises sont des femmes et elles représentent uniquement 7% des membres des organes dirigeants des grandes entreprises publiques et privées.

Une étude menée conjointement par ONU Femmes et le Ministère des Affaires Générales révèle que l’accès des femmes au poste d’administrateur est confronté à :

Dans le but de favoriser l’amélioration du taux de représentation des femmes dans les instances de gouvernance, des organisations de la société civile ont uni leurs efforts au sein d’un consortium qui compte le mouvement associatif Les Citoyens, Le CFA (Club des Femmes Administratrices), l’IMA (Institut Marocain des Administrateurs) et le BCG Maroc (Boston Consulting Group). Il bénéficie du soutien et de la collaboration de la Direction des Entreprises Publiques et de la Privatisation en la personne de son directeur, M. Abderrahmane Semmar.

Le consortium travaille sur la construction d’une Data Base qualifiée présentant un vivier de compétences féminines aptes à assumer le poste d’administrateur. Cette démarche, initiée notamment en Norvège dans le cadre de la politique des quotas instaurée en 2005, permet aux entreprises publiques et privées de féminiser leurs conseils d’administration en faisant appel aux nombreuses compétences et expertises présentées dans les listings.  

La liste finale sera mise à disposition des différentes parties prenantes (fédérations professionnelles, agences de régulations, grandes entreprises publiques et privées).  Une opération de lobbying sera ensuite menée afin d’encourager et faciliter l’intégration des candidates dans les conseils d’administration selon les besoins de l’entreprise en terme de qualification, d’expertise et d’expérience.

En parallèle, le consortium procèdera à une action de sensibilisation pour inciter les pouvoirs publics et les instances de régulation à renforcer leur politique de parité dans les instances de gouvernance.

Si vous souhaitez participer à ce projet à travers votre association, ou autre organisation de la société civile, merci de nous écrire à : contact@les-citoyens.org.

[Insérer les logos des parties prenantes : consortium + DEPP]